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Changer de syndic : c’est maintenant !

Surtout : n’attendez pas votre AG annuelle 

Quelques semaines avant l’AG, c’est trop tard !

Voici mes conseils pour que la transition entre votre ancien syndic et le nouveau se passe en douceur.

Le conseil syndical : pilier de la démarche

C’est le conseil syndical qui mène le projet de changement de syndic. Cela se passe en plusieurs étapes, qui vous feront remonter le temps.

Si le projet est mené avec méthode, cela se passera très bien.

Pourquoi changer de syndic ?

On ne change pas de syndic simplement parce qu’il ne répond pas aux mails ou au téléphone ! Cela est agaçant et relève de la négligence simple, mais n’est pas une faute.

Il a un contrat avec les copropriétaires (appelé mandat, régi désormais par un contrat-type) et celui-ci ne peut être dénoncé avant son terme que pour faute lourde ou grave :

malversations financières (quasiment impossible en cas de compte séparé)

non exécution des décisions d’AG

erreurs répétées dans la gestion comptable de la copropriété

Toute faute devra être prouvée par le syndicat des copropriétaires : en effet, dans la législation française, c’est au plaignant de prouver la faute. Le syndic bénéficie donc de la présomption d’innocence.

Quand changer de syndic ?

En l’absence de faute du syndic, vous devrez attendre l’AG ordinaire d’avant la fin du contrat du syndic.

Entre l’idée du changement et l’AG, prévoir 3 à 4 mois.

(AG – 3,5 mois) Faire face à la résistance au changement des copropriétaires

L’être humain est par nature résistant à tout changement : l’adaptation à un nouveau contexte est source de stress et d’effort, qu’il évitera.

On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on trouve !

Argumenter en étant factuel

Le conseil syndical doit donc s’armer d’arguments pour encourager les copropriétaires à voter pour le changement. Voici quelques exemples :

Lister les griefs contre le syndic en place : date, fait, conséquence pour les copropriétaires. Répertoriez uniquement les griefs relevant de l’intérêt collectif de la copropriété, pas des événements ou intérêts individuels.

** Non réponse aux contacts téléphoniques et mails

** erreurs dans l’établissement des comptes de la copropriété servant à préparer les 2 AG antérieures

** non respect des délais légaux de tenue des AG (envoi convocation, envoi PV)

** non exécution de certaines décisions d’AG, par exemple pour les travaux et/ou l’échéancier d’appels de fonds

** non exécution de travaux urgents de mise en sécurité

** non coopération avec le conseil syndical sur tous les sujets dont, pourtant, il doitêtre partenaire du syndic (cf article 21 de la loi de 1965)

** tarifs du syndic (forfait ET prestations supplémentaires) que vous jugez inappropriés par rapport au service rendu et/ou aux difficultés de gestion de la copropriété. Exemple : si votre copropriété n’a pas d’ascenseurs, pas d’espaces verts, pas de gardien, …etc le tarif du syndic doit être faible.

Informer les copropriétaires

Afin de les informer de votre démarche sans attendre l’AG, prenez soin de les rencontrer chez eux et/ou de leur envoyer un courrier. En tant que conseil syndical, vous avez accès à toutes les coordonnées des copropriétaires : les demander au syndic, il n’a pas le droit de vous les refuser.

Attention : les locataires n’ont pas à être impliqués dans ce projet, ce n’est absolument pas leur affaire. Ne passez donc pas par eux pour obtenir les coordonnées du copropriétaire et/ou leur avis d’habitant de la copropriété.

Etayez vos arguments par votre rapport moral

Lors de l’AG, le conseil syndical informe les copropriétaires de toutes les actions qu’il a menées pendant l’année écoulée. Ce rapport est généralement oral. Il est présenté mais non voté.

Afin de faciliter le vote de changement de syndic, préparez un rapport écrit (qui sera joint à la convocation AG) pour :

  • valoriser votre travail pour l’intérêt collectif
  • mettre noir sur blanc ce que vous avez fait facilement (sans l’aide du syndic)
  • mettre noir sur blanc ce que vous avez fait avec difficultés (syndic non coopératif)
  • mettre noir sur blanc ce que vous n’avez pas pu faire  (syndic non coopératif)

(AG – 2,5 mois) Lancer les consultations

Vous souhaitez changer de syndic : ne vous censurez pas !

Grosse copropriété (plusieurs dizaines de lots) ne signifie pas gros syndic !

Un bon syndic ne doit pas forcément être proche de votre copropriété : sa proximité géographique ne signifie absolument pas qu’il passera régulièrement vous voir. Cela dépend uniquement de son organisation, de ses objectifs, du turn-over des gestionnaires, …etc

Le syndic offrira un bon service s’il a le temps de s’y consacrer.

Ne vous laissez pas, non plus, endormir par les jolis discours commerciaux : ce n’est pas le commercial ou le patron qui fera le travail, c’est le gestionnaire !

Consultez 3 syndics professionnels maximum

Auparavant, préparez votre cahier des charges : nombre de visites souhaitées, mode de contact, problématiques de l’immeuble.

le syndic lyonnais innovant ICOPRO.Net : vous rencontrerez les 2 associés Françoise LANIER et Hervé GOUANVIC, qui sont les gestionnaires de copropriété et assument ensemble le service aux copropriétaires.

un syndic indépendant, dit « familial ». Demandez à rencontrer le gestionnaire.

un syndic faisant partie d’un grand groupe (Citya, Nexity, Foncia, …) : vous rencontrerez un commercial, rompu au discours d’avant-vente, restez pragmatique et objectif.

Et le syndic bénévole ?

Si parmi le conseil syndical, un volontaire se sent capable d’assurer la mission de syndic (cela permet de diminuer les charges), insérez cette possibilité dans votre grille d’évaluation.

ICOPRO.Net assiste les syndics bénévoles, nous pouvons donc vous aider à la mise en place puis ensuite à la gestion de votre copropriété.

Et le syndic en ligne ?

ce peut être une solution si votre copropriété est très stable : pas de pannes, pas de risques techniques, peu de turn-over des locataires ou copropriétaires.

Si vous souhaitez un syndic présent physiquement si nécessaire, cette solution est à bannir. Même chose si vous cherchez à diminuer les coûts : un syndic en ligne n’est pas forcément moins cher, tout dépend du service rendu (rapport qualité/prix) !

Faites votre choix

Organisez une réunion du conseil syndical, au calme (sans les enfants !), car le sujet est important pour la collectivité des copropriétaires et votre crédibilité de conseil syndical.

Faites une étude comparative des solutions syndics, avec tous vos critères de choix. A l’aide de cette grille d’évaluation objective et équitable, choisissez votre champion.

Si vous hésitez, demandez à rencontrer à nouveau le(s) syndic(s). ICOPRO.Net vous rencontrera autant de fois que nécessaire.

(AG-1,5 mois) Contactez le syndic en place

Envoyez à votre syndic actuel, en lettre recommandée avec accusé de réception, la résolution d’AG prévoyant l’élection de votre champion, accompagnée de la proposition de mandat.

ICOPRO.Net vous aide dans cette étape.

(AG) Déroulé de l’ordre du jour

L’élection d’un nouveau syndic est une résolution « à part » dans une AG. Elle doit être placée au bon endroit dans l’ordre du jour, et se dérouler selon un mode opératoire précis. La question se pose de la prise de notes (secrétaire de séance), de la bonne tenue de l’AG (président de séance).

ICOPRO.Net vous aide dans cette étape, par sa présence.

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Individualisation des frais de chauffage dans les copropriétés

Individualisation des frais de chauffage dans les copropriétés : la dernière fausse bonne idée écolo.

L’évidence politique :

payer ce qu’on consomme et donc induire des comportements économes

La réalité :

une copropriété est un ensemble de locaux organisés généralement verticalement, avec des parties privatives (les logements, les locaux commerciaux), des parties communes (espaces de circulation, toiture, façades, sous-sols). Tout cela n’est évidemment pas étanche !

Clé de répartition du chauffage en copropriété :

La chaleur diffusée dans une copropriété par une source de chauffage collective (chaudière collective puis tuyaux amenant cette chaleur dans les parties communes et privatives) est aujourd’hui, en général, répartie sur les occupant selon une clé définie dans le règlement de copropriété. Cette clé, arbitraire, peut s’avérer injuste pour les « petits » consommateurs, qui paient non pas en fonction de leur consommation mais en fonction d’un coefficient théorique.

Exemple :

Un logement de 4 personnes (T3) aura une clé plus importante qu’un logement de 1 ou 2 personnes (studio ou T2) car il est supposé consommer plus.

La clé définie dans le règlement prend aussi en compte l’orientation, l’ensoleillement, l’étage, le nombre et la surface des vitrages de fenêtres,…etc.

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Quels immeubles sont concernés ? Bon courage pour le calcul !

L’installation, au plus tard le 31 mars 2017, de compteurs thermiques pour répartir le coût de l’énergie dans les immeubles à chauffage collectif avait été rendue obligatoire par un décret du 23 avril 2012 et un arrêté du 27 août de la même année.

Mais elle ne concernait que les immeubles collectifs ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire déposée avant le 1er juin 2001, et dont la consommation dépasse 150 kWh par m² de surface habitable (SHAB) et par an. Ces textes ont en fait remis en vigueur une obligation datant d’une loi de… 1974, et qui faute de textes d’application mis à jour, était restée lettre morte.

N’en sont dispensés que les immeubles dont l’installation de chauffage ne permet pas aux occupants de régler la quantité de chaleur souhaitée (chauffage par le sol par exemple). Pour les immeubles collectifs dont moins de 20% des émetteurs de chaleur sont équipés d’organes de régulation en fonction de la température intérieure de la pièce, le seuil de consommation est porté à 190 kWh/m²SHAB.an.

Des besoins inégaux sur le territoire français

A part le Nord-est de la France, gros consommateur de chauffage, qui a vu l’équipement des immeubles progresser au fil du temps, partout ailleurs, syndics et copropriétaires ont fait le dos rond, d’autant que les calculs pour déterminer si l’immeuble est au-dessus ou au-dessous du seuil de consommation fatidique n’est pas simple !

Les gestionnaires de copropriété et d’immeubles locatifs allaient être confrontés à deux difficultés importantes :

  • pour tous, dans les immeubles où l’installation de chauffage collectif produit à la fois de la chaleur pour le chauffage et pour la production d’eau chaude sanitaire (ECS) collective, le calcul de la part de l’énergie consacrée au seul chauffage, doit se faire en déduisant de la consommation globale l’énergie consommée pour l’ECS.
  • Pour les syndics de copropriété, une autre difficulté aurait été de calculer le total des surfaces habitables, au sens de sa définition légale : ils ne disposent pas en général de cette information.

Le lobbying des professionnels des compteurs

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte n’a pas innové en la matière, l’administration, convaincue par le lobby des fabricants et exploitants de compteurs de l’effet vertueux de la répartition des charges en fonction des consommations, ayant déjà mis en place la réglementation dès 2012.

19 février 2016 : obligation de voter ! de contrôler ! de sanctionner !

Cette loi rend obligatoire dans les copropriétés, à compter du 19 février 2016, d’inscrire les travaux d’installation de répartiteurs à l’ordre du jour des assemblées des immeubles concernés par la réglementation, et elle instaure une obligation de justification par les propriétaires d’immeubles et syndics de copropriétés de l’installation des répartiteurs de frais de chauffage dans le délai imparti, ainsi que la possibilité de contrôles et d’amendes en cas de non-respect des dispositions, pouvant aller jusqu’à 1.500 euros par logement et par an de retard !

31 mars 2017 : obligation d’installer !

Désormais, comme suite logique de l’article 26 de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, tous les immeubles à chauffage collectif seraient concernés par l’obligation d’installer des dispositifs d’individualisation des frais de chauffage, et pas seulement les immeubles énergivores, la date limite pour l’installation étant toujours fixée au 31 mars 2017.

Du coup, la mâchoire se refermerait sur toutes les copropriétés à chauffage collectif où l’installation est possible, et qui doivent impérativement faire voter dès cette année l’installation des répartiteurs et des robinets thermostatiques quand les radiateurs ou les émetteurs de chaleur n’en sont pas pourvus !

individualisationfraischauffage2  individualisationfraischauffage1

Qu’y a-t-il dans une facture de chauffage ?

– des taxes, des abonnements, des frais d’installation/location et d’entretien des appareils : charges incompressibles, indépendantes de la consommation

– des consommations : relevées soit au niveau d’un compteur général (l’immeuble), soit au niveau des compteurs individualisés. Entre les 2 : un casse-tête calculatoire !

Quelles économies attendues, pour qui ?

La logique politique : si chaque occupant peut moduler son chauffage, et paye le coût de sa consommation, il sera incité à baisser ses radiateurs quand il n’est pas là ou dans les chambres inoccupées.

Une étude publiée en décembre 2015 en France portant sur 2.980 logements chauffés individuellement concluait aussi à une économie d’énergie de 19,82% en moyenne et très peu de copropriétaires perdants, pour qui la facture de chauffage a augmenté après la pose des compteurs ou répartiteurs.

Problème : ces estimations sont toutes le fait du « lobby des compteurs ».

Des estimations aux alentours de 15% ou déterminant une fourchette allant de 7 à 20% seraient plus proches de la réalité. LADEME affirme dans un document d’information datant d’avril 2015, que « les économies d’énergie réalisées (…) peuvent être supérieures à 10% ».

Quelle est la part de la facture susceptible d’être individualisée ?

La part des charges de chauffage susceptible d’être répartie en fonction des consommations relevées sur les répartiteurs n’est qu’au maximum de 70% de la part variable de ces charges, c’est à dire de la facture d’énergie débarrassée de l’abonnement et des taxes sur l’abonnement.

Il faut aussi exclure la part de l’énergie consacrée à l’eau chaude sanitaire !

Cela ne représente donc qu’une fraction de la facture globale du chauffage.

Les coûts incompressibles, aux frais des occupants (notamment locataires)

Pour chaque répartiteur :

  • 6 à 9 € par an et par radiateur pour entretien-relevé-exploitation (locataire)
  • un supplément d’honoraires légitime du syndic pour ses peines et soins (copropriétaire)
  • 70 à 90€ par robinet thermostatique  (copropriétaire)

Est-il possible de faire des économies, au final ?

Pour que l’individualisation des frais de chauffage bénéficie aux ménages, il est nécessaire que les économies pouvant être générées par les dispositifs à mettre en œuvre soient supérieures aux coûts récurrents de ces installations.

Cela ne peut être le cas que pour les seuls immeubles énergivores.

individualisationfraischauffage3

Dans les autres, la généralisation des dispositifs d’individualisation va peser sur le pouvoir d’achat de 1,3 million de ménages en HLM et 2,3 millions de ménages en copropriété.

Dans le seul parc social, l’impact de cette disposition coûtera en outre 670 millions d’euros, au détriment des investissements des organismes HLM sur l’entretien et la rénovation, notamment énergétique. Pour les copropriétaires, l’impact est estimé à 1,76 milliards d’euros.

Et même à supposer qu’économie substantielle il y ait, qui en profitera vraiment ? Le chauffage collectif chauffe l’immeuble dans son ensemble, y compris les parties communes. C’est ce qui explique au demeurant que la réglementation ne prévoie la répartition des « frais communs de combustible ou d’énergie » qu’à hauteur de 70% en fonction des consommations, 30% devant impérativement être répartis, en même temps que les frais fixes, au prorata des tantièmes fixes prévus au règlement de copropriété.

Exemple d’une répartition individualisée

Facture énergétique annuelle de l’immeuble 5000€, on suppose que l’immeuble entre dans les critères d’application de la loi (SHAB, consommation globale, …) et que les relevés des répartiteurs sont effectués et conformes à la réalité.

Dans cette facture, l’ECS représente 1000€, reste 4000€ pour le chauffage.

Nous parlons ici uniquement des consommations relevées, pas des autres frais incompressibles (installation, entretien, télérelève, réparations, gestion, …).

Par principe, 30% sont considérés comme bénéficiant à la collectivité de l’immeuble, sans individualisation. La répartition se fera aux tantièmes généraux de chaque copropriétaire, indépendamment de sa consommation.

Reste 70%, soit 2800€ à répartir de manière individualisée auprès de chaque copropriétaire.

  • Copropriétaire 1 : ses répartititeurs indiquent une consommation de 100 kWh
  • Copropriétaire 2 : ses répartititeurs indiquent une consommation de 200 kWh
  • Copropriétaire 3 : ses répartititeurs indiquent une consommation de 300 kWh
  • Copropriétaire 4 : ses répartititeurs indiquent une consommation de 0 kWh (il n’allume jamais ses radiateurs)
  • Copropriétaire 5 : ses répartititeurs indiquent une consommation de 700 kWh (personne âgée, chauffe beaucoup)

Je laisse à chacun de vous calculer le montant à payer par chaque copropriétaire, à calculer ce qu’il peut éventuellement imputer sur son locataire s’il en a un.

Une loi bien loin des réalités comportementales… Le mal-chauffement après le mal-logement ?

L’idée que de nombreux habitants des immeubles collectifs laissent inconsidérément leurs fenêtres ouvertes avec leurs radiateurs à fond est une vue de l’esprit, sauf quand les appartements sont surchauffés, ce qui met en cause l’entretien et la conduite de l’installation.

Imaginons ce qui se passera l’hiver dans la plupart des immeubles : les actifs auront tendance à fermer leurs robinets thermostatiques le matin en partant travailler, et à ne les rouvrir que le soir en rentrant, ou un peu avant lorsque seront disponibles à grande échelle les technologies de programmation ou de commande à distance. Pendant la journée, les immeubles se refroidiront, et ceux qui restent verront leurs radiateurs fonctionner à fond pour conserver la température dans leur logement. Cette minorité d’occupants verra sa consommation injustement augmentée, sans confort particulier, d’autant plus spectaculairement que l’immeuble est mal isolé, composé de logements inégalement situés à l’égard de l’ensoleillement ou de l’exposition au vent, et qu’on a individualisé les charges avant de réduire les déperditions énergétiques ! Ils chaufferont l’immeuble à eux tous seuls ! Or c’est parmi cette minorité que se trouvent la plupart du temps les personnes économiquement les plus fragiles.

Cette mesure des pouvoirs publics favorise l’individualisme, le « chacun pour soi » au détriment d’une démarche collective. Elle est inutile, coûteuse, inefficace.

Un frein à la rénovation énergétique ?

Après l’installation de répartiteurs, il sera plus difficile dans les copropriétés d’obtenir un vote en faveur de gros travaux de rénovation énergétique, les résidents qui profiteront des économies étant tentés de s’y opposer ! Adieu donc la rénovation BBC (bâtiment basse consommation) que la loi sur la transition énergétique veut promouvoir.

Au lieu de pousser à fond l’amélioration des immeubles, les pouvoirs publics se laissent aller à favoriser le secteur industriel de la mesure, alors que celui de la rénovation énergétique reste à la traîne, faute d’avoir suffisamment de travaux pour amortir ses investissements.

Face à la levée de boucliers générale des consommateurs, des bailleurs et des associations de locataires, le gouvernement assouplira-t-il sa position ? Il ne reste que peu de temps pour publier le nouveau décret : la saison des assemblées avance et la convocation d’un grand nombre d’entre elles est déjà sous presse. L’administration, toute imprégnée de l’esprit COP21, fera-t-elle une fois de plus la preuve de sa déconnexion du terrain et d’une vision fantasmée de la réalité, privilégiant l’écoute des professionnels, encourageant inconsidérément et au détriment de ses objectifs un individualisme à grande échelle, faisant porter l’effort d’économie sur les plus fragiles ?

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Délai convocation AG : 21 jours ou 8 jours ?

Convocation AG : adaptable au besoin ?

Il arrive qu’un événement imprévu ou un sujet urgent nécessite la convocation d’une assemblée générale spéciale (ou extraordinaire) des copropriétaires de l’immeuble.

Citons par exemple :

  • un désaccord récurrent avec le syndic en place
  • vente d’une partie commune
  • travaux qu’un copropriétaire souhaite faire dans les parties communes
La démocratie est la règle en copropriété

La démocratie est la règle en copropriété

Comme le précise la loi de 1965, le délai de 21 jours est incompressible, quel que soit le motif de l’Assemblée.

En effet, une AG est un événement souverain qui doit être organisé bien en amont : définition de l’ordre du jour, détermination du lieu et de l’heure, envoi des convocations.

Sachez aussi que les AG extraordinaires sont facturées en sus par votre syndic (prestation exceptionnelle non prévue dans le forfait de gestion de base).

Et en cas de sinistre ? 8 jours minimum

Le règlement d’un sinistre est le seul cas où l’AGE peut être convoquée en urgence.

Le syndic a le droit de convoquer une AGE d’urgence dans un délai de 8 jours (minimum) au lieu de 21 jours.

On parle de sinistre lorsqu’un événement (climatique par exemple) a nécessité une déclaration à l’assurance de l’immeuble et que, au-delà des actions immédiates de protection et de mise en sécurité (gestion des « effets » du sinistre), les copropriétaires doivent décider de la suite (financement de la protection immédiate, gestion des « causes » du sinistre, recherche de responsabilité éventuelle).

Exemple de calendrier en cas de sinistre

  1. (J) les copropriétaires signalent au syndic le sinistre (exemple : toiture envolée)
  2. (J+x ouvrable) le syndic gère l’urgence :
    – déclare le sinistre à l’assurance de l’immeuble
    – contacte les entreprises pour protéger et mettre en sécurité l’immeuble et ses abords
    – contacte le conseil syndical pour déterminer une date d’AGE et l’ordre du jour
  3. (J+x+y) le syndic gère l’AGE :
    il envoie les convocations aux copropriétaires
  4. (J+x+y+8) l’AGE a lieu

 

Comment éviter une AG extraordinaire ?

LA.GE.CO. conseille à tous les copropriétaires, et en particulier le conseil syndical, d’être vigilants pour ne pas se laisser « déborder ». C’est le rôle du syndic et du conseil syndical de vous conseiller sur ces sujets, notamment lors des Assemblées générales

Surveiller

« Surveiller » régulièrement l’état du bâti pour éviter les sinistres.

Voter et financer

Ne pas éternellement retarder de gros travaux d’entretien (toiture, fissures, façades, ascenseurs, …) ou de sécurité

Voter les actions juridiques permettant de régler les impayés, et donc de financer les travaux reportés.

Sélectionner les fournisseurs

Choisir des fournisseurs fiables, éviter le choix systématique du « moins-disant ».

En savoir plus sur les délais de convocation

LégiFrance – Décret de 1967

 

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Convocation dématérialisée : ça marche

La convocation électronique aux Assemblées Générales : ça marche !

Quelques mois après la publication de l’arrêté autorisant l’envoi des convocations aux Assemblées Générales par voie électronique, les outils techniques sont désormais au point.

La demande

Le syndic envoie à chaque copropriétaire et par écrit une demande d’autorisation d’envoi des convocations par voie électronique.

La réponse

Le copropriétaire peut refuser et préférer la méthode « à l’ancienne » : aller chercher à la Poste sa lettre recommandée avec accusé de réception.

La réponse OUI ou NON doit être reçue par le syndic soit par une LRAR soit lors de l’AG concernée par la convocation.

Le « tiers de confiance »

Le syndic contractualise avec une société labellisée « tiers de confiance » pour effectuer les envois des convocations.

L’envoi de la convocation

Le tiers de confiance reçoit du syndic le contenu des convocations et les adresses mails des copropriétaires. Il fait savoir par un mail anonyme, sécurisé et individualisé à chaque copropriétaire qu’une convocation est disponible.

La réception

Le copropriétaire « télécharge » la convocation reçue dans le mail.

Il peut aussi ne pas la télécharger, ce qui équivaut à ne pas aller chercher une LRAR papier.

La renonciation a posteriori

Le propriétaire peut refuser de recevoir désormais les convocations par voie électronique, en faisant parvenir au syndic une LRAR.

L’intérêt de cette dématérialisation ?

Pour le syndic

Moins de papier en évitant les photocopies.

Gain de temps pour les employés du syndic car suppression des pliages et des envois physiques à La Poste.

Pour le copropriétaire

S’il accède facilement à un ordinateur, il peut prendre connaissance de la convocation (ordre du jour, pouvoir, résolutions détaillées, devis, états comptables, …) sans avoir à se déplacer à La Poste.

Ce déplacement pouvait parfois se faire après l’AG, par manque de temps, de disponibilité, …

Des coûts diminués

Dans l’absolu, ce fonctionnement doit coûter moins cher. Cela dépendra du prestataire « tiers de confiance » chargé de l’acheminement.

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Se faire représenter en assemblée générale de copropriété

La loi de 1965 fixant le statut de la copropriété autorise dans son article 22 les copropriétaires à se faire représenter par un tiers lors de l’assemblée générale de copropriété. Cette personne peut ne pas être un autre copropriétaire de la même copropriété, et ne doit pas être le syndic.

En conséquence, LA.GE.CO. peut vous y représenter.

En quoi vous représenter en Assemblée générale de copropriété vous aide ?

Gain de temps

C’est LA.GE.CO. qui consacre du temps à cette AG, pas vous.

Des résolutions votées à bon escient

LA.GE.CO. effectue une pré-analyse des documents de la convocation, et vérifie avec vous la teneur et l’adéquation des votes (acceptation, refus, abstention)

Compte-rendu écrit des débats

LA.GE.CO. vous envoie un mail avec le compte-rendu des débats(aussi bien au niveau de leur déroulement que de leur résultat), et complète ainsi le procès-verbal officiel envoyé par le syndic. Ce PV est souvent un résumé succinct des débats et ne vous permet pas, à lui seul, de « comprendre » les enjeux votés.

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